Xylos : du grec, signifiant bois.

Je décalque le croquis de terrain, le reporte sur une planche en bois que je sculpte. On parle de gravure. J’encre la planche à l’aide d’un rouleau, je dépose une feuille blanche dessus et passe le tout dans la presse pour imprimer.

Le résultat final est une estampe.

Cette technique, qui prend sa source dans les fameuses estampes japonaises n’est, ni plus ni moins, qu’un système de tampon.

Pour ma part, je reprends la technique initiée par Robert Hainard (1906-1999). Elle consiste à obtenir des dégradés, non pas en modulant l’encrage, mais l’épaisseur de bois. Plus on creuse une partie, moins elle appuiera sur la feuille, moins l’encre s’y déposera, plus la couleur sera claire. Deux avantages à cette méthode, 1) le dégradé se reporte de façon constante d’une impression à l’autre, 2) ces dégradés peuvent être créés  dans les plus petits détails . Enfin, cette technique confère un grain unique que j’apprécie tout particulièrement.

L’intérêt des estampes est de pouvoir créer des images originales en plusieurs exemplaires. Ce sont en effet des originaux car leur tirage se fait toujours en nombre limité. Chaque exemplaire est numéroté.